»Sleep Challenge » : Le danger mortel du Rivotril sur les réseaux sociaux
Depuis quelques mois, une tendance particulièrement inquiétante émerge sur les plateformes sociales : le détournement du Clonazépam (vendu sous le nom de Rivotril). Des utilisateurs, principalement des adolescents et de jeunes adultes, se filment après avoir ingéré ce médicament pour tenter de résister le plus longtemps possible à l’endormissement.Ce qui est présenté comme un simple défi est, en réalité, un jeu de roulette russe avec la chimie du cerveau.
Ce qui est présenté comme un simple défi est, en réalité, un jeu de roulette russe avec la chimie du cerveau.
Pourquoi les jeunes sont-ils la cible ?
Le phénomène touche une population jeune en quête de sensations fortes ou de « déconnexion » rapide. Le Rivotril est une benzodiazépine puissante, normalement prescrite pour l’épilepsie ou les troubles anxieux sévères. Chez les jeunes, la facilité d’accès via certains circuits illégaux et l’effet de groupe sur les réseaux sociaux banalisent une consommation extrêmement risquée.
Le Danger Médical : Un arrêt net du système vital
L’usage détourné du Clonazépam ne se résume pas à une simple somnolence. Les risques sont immédiats et souvent irréversibles.
1. La Dépression Respiratoire : Le risque de coma
C’est le danger majeur. Le Rivotril ralentit le système nerveux central. En cas de surdosage ou de mélange — notamment avec de l’alcool ou d’autres opioïdes — le cerveau « oublie » de commander la respiration.
- Conséquence : Une hypoxie, un coma profond, voire un arrêt respiratoire mortel.
2. Une Dépendance Foudroyante
Le Clonazépam est l’une des molécules les plus addictives de sa catégorie.
- Accoutumance rapide : Le corps demande des doses de plus en plus élevées en quelques jours seulement pour ressentir le moindre effet.
- Sevrage sévère : Arrêter brutalement peut provoquer des convulsions, des hallucinations et une anxiété décuplée, rendant le « décrochage » extrêmement difficile sans assistance médicale spécialisée
Note importante : Ce médicament ne doit jamais être consommé sans une prescription médicale stricte et un suivi professionnel.
Références
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). (2023). Usage détourné des benzodiazépines : Risques et recommandations.
- Haute Autorité de Santé (HAS). (2021). Bon usage des médicaments anxiolytiques et hypnotiques.
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (2022). Rapport sur la pharmacodépendance et les risques liés aux substances psychotropes chez les mineurs.